Salles n° 5 à n° 6 - De la guerre à la démocratie

Salle 5 - La Grande Guerre

A la moitié de votre visite une tranchée symbolise la Grande Guerre 14/18. Cette salle est consacrée à l’Union sacrée allemande, le « Burgfrieden » poursuivi par Ebert et avec lequel le SPD renonce à l’opposition contre l’État. Des photos, des extraits de film et un extrait du journal intime de la fille de la famille Ebert, Amalie, permettent de reconstituer l’horreur de la guerre pour les civils comme pour les soldats. On termine par la séparation brutale du mouvement social-démocrate allemand en 1917 ; la lutte d’Ebert en faveur de l’unité du parti est en vain. Les opposants au « Burgfrieden » quittent le SPD pour fonder un nouveau mouvement plus radical. Cette division existe jusqu’à nos jours.

L’année 1917 est celle par ailleurs d’une tragédie personnelle, car deux fils de Friedrich Ebert, alors soldats, tombent au front.


Félicité familiale en septembre 1916 avec le fils Heinrich en permission; de gauche à droite: Friedrich Ebert (père), Amalie, Heinrich, Louise (mère), l’aîné Friedrich et Karl; il manque Georg.
Le soldat Georg Ebert (20 ans) tombé au combat en mai 1917.
Correspondances de guerre 1917 aux soldats Heinrich et Georg Ebert



Passage vers la salle 6 – La Révolution de 1918

La mutinerie des soldats marins des ports militaires situés au nord de l’Allemagne se transforme, en une semaine, en Révolution qui s’étend sur la quasi-totalité de l’Empire germanique. La couronne tremble avant de tomber le 9 novembre 1918. Cette situation pousse le leader du SPD, Ebert, à assumer encore plus de responsabilités politiques : le 9 novembre, il accède à la chancellerie de l’Empire germanique après l’abdication de l’empereur Guillaume II. Le même jour, Philipp Scheidemann, député social-démocrate, proclame la République sur le balcon du Reichstag. Le lendemain, un gouvernement composé des révolutionnaires du SPD et de l’USPD, aile née de la scission en 1917, répond aux exigences du président américain, Woodrow Wilson, en posant les jalons en direction d’une démocratie parlementaire. Le 11 novembre, le député Mathias Erzberger, signe pour l’Allemagne l’armistice dans la forêt de Compiègne.

Source: www.kaskapointe.fr
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Salle 6 – Naissance de la République de Weimar

Au mois de décembre 1918, en pleine situation révolutionnaire et d’anarchie, le gouvernement provisoire sous l’autorité de Friedrich Ebert annonce la tenue des élections de l’Assemblée nationale constituante pour le 19 janvier 1919. Le SPD qui remporte les élections sans une majorité absolue doit cohabiter avec les libéraux et le parti catholique (Zentrum). Cette majorité est chargée d’élaborer une nouvelle constitution. Vue la violence à Berlin les députés siègent à Weimar, la capitale de l’Aufklärung. Le 11 février 1919 Friedrich Ebert devient Président de la République : pour la première fois dans l’histoire allemande un chef d’État est élu démocratiquement par le parlement. Doté de larges pouvoirs, le président Ebert doit faire face à d’importants défis : les négociations de paix, l’intégration des vétérans dans la société, l’instabilité gouvernementale, l’identification avec l’État et la République, la famine, … .

 

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E-Mail: friedrich@ebert-gedenkstaette.de

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